29/08/2026
De Sandra Bacconnais
Pornic doit enfin rebouger.
Et la pétition lancée par Karim est vraiment importante.
Parce qu’au-delà de la fête ou des horaires, elle met des mots sur quelque chose que beaucoup ressentent depuis quelque temps : le cœur de Pornic s’essouffle un peu.
Je l’entends constamment autour de moi.
Des locaux me disent :
« On va à La Bernerie, aux Moutiers-en-Retz, à Tharon, à Saint-Brevin… mais on ne sort plus à Pornic. »
Et ça, pour une ville comme la nôtre, ça doit nous interpeller.
Ce n’est pas que les gens n’ont plus envie de sortir.
Ils sortent. Mais ils vont ailleurs.
Et l’envie de boire un verre, d’écouter de la musique, de danser, de rencontrer du monde ou simplement de prolonger une soirée n’a pas d’âge.
Pornic a pourtant déjà su avoir une vraie vie nocturne.
Avec Aurélie, quand nous tenions Le Bacchus, en plein cœur du centre-ville, nous fermions l’été à 4 heures du matin le week-end et à 3 heures en semaine.
Et à 4 heures, la soirée ne s’arrêtait pas forcément là.
On appelait la navette de la discothèque et on partait rejoindre nos clients aux Enfants Terribles.
Il y avait une vraie continuité dans la nuit pornicaise : on dînait, on allait boire un verre, puis ceux qui le souhaitaient pouvaient continuer à danser.
Et tout ça pouvait fonctionner avec du dialogue, du respect des voisins et une organisation adaptée.
Il ne s’agit évidemment pas de refaire exactement le Pornic d’il y a vingt ans.
Mais il ne faut pas non plus oublier que Pornic a déjà su être une ville vivante la nuit.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes posent une question toute simple :
« Après 1 heure du matin, on fait quoi ? »
Et trop souvent, la réponse consiste à prendre la voiture pour aller à Nantes, La Baule ou ailleurs.
Au-delà du dynamisme de notre ville, il y a aussi là un vrai sujet de sécurité : plus on éloigne les lieux de sortie, plus on multiplie les kilomètres parcourus t**d dans la nuit.
Alors peut-être qu’entre une ville qui ne dort jamais et une ville où tout s’arrête trop tôt, il existe un équilibre à retrouver.
Des lieux adaptés.
Des horaires adaptés.
Du respect pour les riverains.
Des solutions de transport.
Et surtout, du dialogue.
Ces sujets avaient déjà commencé à être travaillés avec l’ancienne municipalité. Aujourd’hui, une nouvelle équipe est en place et il faut lui faire confiance pour poursuivre et aller plus loin.
Et c’est pour cela que la pétition de Karim est importante.
Parce que lorsqu’autant de personnes, de générations différentes, expriment la même envie, ce n’est plus simplement une question de soirée.
C’est une question de ville.
Une ville où l’on peut vivre tranquillement.
Une ville où l’on peut travailler.
Une ville où l’on peut sortir.
Une ville où toutes les générations ont leur place.
Notre centre-ville est magnifique. Maintenant, redonnons-lui aussi du souffle, de l’envie et de la vie. ❤️
Pornic doit enfin rebouger.
https://www.change.org/p/sauvez-pornic?recruiter=975889934&recruited_by_id=b2a8b410-9771-11e9-8b05-c33df78c309c&utm_source=share_petition&utm_campaign=petition_dashboard_share_modal&utm_medium=copylink&share_id=6svNwsDGkr&fbclid=IwVERDUAT3_AtwZG9mBWV4dG4DYWVtAjEwAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHmZm4k29hTfJeqqeNB7lvXewWHhAfDfnEPkS_WdLXktZ4VbXWQxh-MONUWdv_aem_GNe1qvLxK3Dr8urbMA9X4w
Sauvez Pornic