18/09/2026
𝟐𝟎𝐇 𝐍𝐄𝐖𝐒.
𝐀𝐍𝐓𝐇𝐎𝐍𝐘 𝐆𝐀𝐁𝐁𝐀𝐍𝐀
𝐃𝐔 𝐒𝐇𝐎𝐖-𝐁𝐈𝐙𝐙 𝐀̀ 𝐋'𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐄𝐍𝐄𝐔𝐑𝐈𝐀𝐓
𝐈𝐍𝐒𝐎𝐌𝐍𝐈𝐀 𝐌𝐀𝐆𝐀𝐙𝐈𝐍𝐄 -𝐏𝐀𝐆𝐄 𝟎𝟎𝟓/𝟏𝟎𝟎𝟎
𝐋𝐄𝐒 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭
Il fait partie des plus anciens acteurs encore en activité dans la nuit camerounaise. Discret, souvent en sous-marin mais toujours présent. De 2004 à aujourd'hui, il nous raconte.
𝟏. 𝐓𝐮 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐡𝐨𝐰-𝐛𝐢𝐳𝐳 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐢𝐫𝐞́𝐞𝐬,
𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐭𝐨𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞, 𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧𝐬-𝐭𝐮 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 ?
"J'ai fait mes premiers pas dans le show-bizz de la nuit dès 2004. J'ai commencé comme membre organisateur de bals de collèges emblématiques de l'époque comme le Kadran et Kadran Révolution, puis comme investisseur sur des concepts comme Le Diplomate. J'ai toujours été discret, souvent en sous-marin, mais présent.
Au fil des années, je me suis fait un nom et j'ai intégré de plus gros projets. J'ai collaboré avec des agences événementielles comme CY Entertainment, notamment lors de la première venue de feu DJ Arafat en contrat avec le Georges 5. J'ai aussi été commercial dans des établissements de référence comme le Visa Night Club aux côtés du regretté Serges Essome.
Sans pouvoir tous les citer, je peux dire que j'ai eu un parcours long, riche et instructif. J'ai commencé très jeune, ce qui fait de moi aujourd'hui l'un des plus anciens acteurs encore en activité dans ce milieu.
Par la suite, j'ai travaillé avec de nombreux artistes de renom, et c'est là que je rencontre M. Eric Sosso, qui avait des concepts innovants alliant événement, marque, produit, marketing et divertissement. Je pense que c'est la formule parfaite pour franchir un palier et asseoir son image de marque professionnelle. On cesse d'être un simple acteur du milieu pour devenir une entreprise à part entière.
Ça a été une expérience complète: professionnelle, émotionnelle, sociale et financière. C'est ce qui a forgé l'entrepreneur que je suis aujourd'hui et m'a permis de bâtir un carnet d'adresses solide qui me servira toute ma vie."
𝟐. 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 ? 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭𝐞́𝐬 ?
"Le passage de manager événementiel à entrepreneur s'est fait naturellement. À force de travailler avec différentes agences et propriétaires de lounges, j'ai compris que je pouvais devenir ma propre source de revenus grâce au réseau que j'avais construit. Au final, le plus grand gagnant reste toujours le propriétaire de l'événement ou de l'établissement.
La première difficulté est le manque de capital pour se lancer à son propre compte. Mais la plus grande, c'est la précarité salariale.
C'est un problème auquel beaucoup de managers de boîtes et de lounges font face: tu travailles corps et âme pendant des mois pour faire tourner une maison à plein régime, et une fois que ça marche, le propriétaire estime ne plus avoir besoin de toi. Commencent alors les chantages sur le salaire, les amendes injustifiées, les mois impayés, jusqu'à ce que tu craques et que tu partes. C'est un schéma qui se répète partout. Ce n'est pas que le manager a voulu changer d'établissement, il y a été contraint.
Malheureusement, cela a des répercussions sur sa carrière et sa crédibilité professionnelle, ce dont les propriétaires ne se rendent pas compte. C'est le plus gros combat que j'ai mené. Je pense d'ailleurs qu'il est urgent de mettre sur pied un syndicat qui défende les droits des acteurs de la nuit. C'est suite à ce constat que j'ai décidé de me lancer dans l'entrepreneuriat, tout en restant connecté au show-bizz."
𝟑. 𝐓𝐮 𝐝𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐭𝐚𝐩𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞, 𝐪𝐮'𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢 ?
"Aujourd'hui, à travers mon entreprise AG Group & Services, je fais du placement de personnel et du management d'entreprises. J'accompagne des propriétaires de lounges, de restaurants et d'entreprises diverses à atteindre leurs objectifs de rentabilité.
Concrètement, je forme le personnel, je fournis un personnel qualifié selon le profil recherché, je pilote le fonctionnement global de l'établissement avec mon savoir-faire et mes stratégies de marketing et de communication. Je facilite également l'obtention de contrats avec des artistes pour les événements.
Et surtout, je forme une nouvelle génération de managers pour qu'ils puissent porter cet héritage et ce savoir-faire, et qu'ils proposent un jour mieux que nous."
𝟒. 𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐭𝐞̂𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐡𝐨𝐰-𝐛𝐢𝐳𝐳 𝐭'𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 ?
"Mon entreprise est en grande partie le fruit de mon passage dans le show-bizz. 70% des personnes avec qui je travaille aujourd'hui sont des contacts acquis durant mes années dans l'événementiel. Grâce à cela, je m'en sors plutôt bien.
Les stratégies de marketing, de communication et de négociation que j'emploie aujourd'hui sont les mêmes que celles que j'utilisais quand j'étais manager de lounges et de night-clubs. C'était un passage nécessaire pour arriver là où je suis aujourd'hui."
𝟓. 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐭𝐮 𝐚𝐢𝐦𝐞𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐭𝐨𝐢 𝐬𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐜𝐞̀𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥'𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐢𝐚𝐭 ?
"Je lui dirais de bien faire ses classes. D'acquérir un maximum de connaissances, d'avoir de bonnes fréquentations et de se construire un vrai réseau avant de vouloir se lancer.
C'est un travail très difficile qui demande un mental à toute épreuve et une persévérance sans faille. Il faut être solide, rester concentré sur son objectif. Le reste se fera tout seul."
_Anthony Gabbana, aujourd'hui AG Boss, CEO de AG Group & Services._
𝐈𝐍𝐒𝐎𝐌𝐍𝐈𝐀 𝐌𝐚𝐠𝐚𝐳𝐢𝐧𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝟏𝟎𝟎𝟎 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭.